Protection sociale du professionnel libéral

Mis à jour le23/06/2026

Le professionnel qui exerce une activité libérale bénéficie d'une protection sociale en contrepartie du paiement de cotisations et contributions sociales. Les règles varient en fonction de la nature de la profession libérale.

Quelles sont les cotisations et contributions sociales du professionnel libéral ?Le professionnel libéral doit s’acquitter des cotisations et contributions sociales suivantes :Cotisation maladie et maternitéCotisation retraite (retraite de base et retraite complémentaire)Cotisation invalidité-décèsCotisation d'allocations familialesContribution à la formation professionnelleContribution sociale généralisée (CSG)Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS)

Comment calcule-t-on le montant des cotisations et contributions sociales ?Le professionnel libéral verse en 2026 les cotisations et contributions qui correspondent au chiffre d'affaires réalisé au cours de cette année.Cependant, le chiffre d'affaires de l'année 2026 ne sera connu par l'administration qu’à partir de la déclaration de revenus de l'année 2026, autrement-dit en avril/juin 2027.On doit donc calculer des cotisations dites provisionnelles, c'est-à-dire calculées en fonction des revenus des années 2024 et 2025 en attendant de connaître ceux de 2026.Une fois que les revenus de l'année 2026 seront définitifs, le montant des cotisations sera réajusté.Ainsi, les cotisations et contributions versées par le professionnel libéral au cours de l'année 2026 sont calculées sur la base du revenu professionnel de l’année 2025 (déclaré en avril/juin 2026).L’Urssaf fournit un guide personnalisé qui décrit étape par étape les éléments à compléter dans chacune des rubriques.Guide à la déclaration sociale et fiscale de revenus 2025UrssafCe revenu 2025 permet à la fois :De régulariser les cotisations versées en 2025 et au début de l’année 2026D’ajuster le cotisations provisionnelles versées le reste de l’année 2026 et début 2027.Le revenu professionnel de l’année 2026 (déclaré à l’administration fiscale en avril/juin 2027) permettra de recalculer et d’ajuster si besoin les cotisations versées en 2026.Le mode de calcul et le taux appliqué varient en fonction du type de cotisation et contribution sociale.Cotisations d'assurance maladie-maternitéLe calcul des cotisations d'assurance maladie-maternité varie selon que le professionnel est au début de son activité (moins de 2 ans) ou s'il exerce son activité depuis plus de 2 ans.Début d'activité (moins de 2 ans)Lorsque le professionnel libéral débute son activité, il n'a pas de revenus connus par l'administration sur lesquels baser le calcul des cotisations et contributions provisionnelles. Ainsi, pour qu'il puisse bénéficier d'une protection sociale, des montants forfaitaires sont prévus.Montants forfaitaires des cotisations d'assurance maladie 2026 en fonction de l'année de début d'activitéDébut d'activité en 2025Début d'activité en 2026Montant forfaitaire5758En activité depuis 2 ans ou plusLe revenu pris en compte pour le calcul des cotisations correspond au revenu que le professionnel libéral déclare pour le calcul de son impôt sur le revenu (IR) avant l'application des abattements et exonérations fiscales.Autrement dit il s'agit des sommes suivantes :Bénéfices non commerciaux (BNC), si l’entreprise ou la société est soumise à l’impôt sur le revenu (IR)Rémunérations et dividendes, si l’entreprise ou la société est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS)Primes versées au titre de contrats d'assurance-groupe (par exemple : prévoyance perte d'emploi, retraite et prévoyance complémentaire)Contributions complémentaires facultatives versées par le professionnel (par exemple : assurance accidents du travail et maladies professionnelles)Revenus de remplacement sans lien avec une affection de longue durée (ALD) (par exemple : indemnités journalières de maternité, de paternité ou de maladie)Un abattement forfaitaire de 26 % est ensuite appliqué à ce revenu par l’Urssaf.Les cotisations d'assurance maladie sont divisées en 2 parties : les cotisations maladie maternité et les cotisations d'indemnités journalières maladie. Un taux spécifique s'applique à chaque cotisation :Le taux des cotisations d'assurance maladie maternité varie en fonction du montant des revenus du professionnel libéral.Le taux des cotisations d'indemnités journalières est fixe. Il est égal à 0,30 %. Au-delà de 144 180 €, ce taux passe à 0 %.La somme de ces 2 taux donne le taux global des cotisations d'assurance maladie-maternité.Cotisations d'assurance vieillesseLe calcul des cotisations retraite varie selon que le professionnel est au début de son activité (moins de 2 ans) ou qu'il exerce son activité depuis plus de 2 ans.Début d'activité (moins de 2 ans)Lorsque le professionnel libéral débute son activité, il n'a pas de revenus connus par l'administration sur lesquels baser le calcul des cotisations et contributions provisionnelles. Ainsi, pour qu'il puisse bénéficier d'une protection sociale, des montants forfaitaires sont prévus.Montants forfaitaires des cotisations de retraite de base 2026 en fonction de l'année de début d'activitéDébut d'activité en 2025Début d'activité en 2026Montant forfaitaire949 €968 €La retraite complémentaire du libéral dépend de la caisse de retraite à laquelle il est affilié.Les principales caisses de retraite des professions réglementées sont les suivantes :CIPAV : architectes, architectes d’intérieur, géomètres experts, ostéopathes, psychologues, psychothérapeutes, diététiciens, chiropracteurs et psychomotriciens, experts devant les tribunaux, mandataires judiciaires à la protection des majeurs, etc.CRPN : notairesCAVOM : huissiers de justice, commissaires-priseurs (judiciaires et/ou de ventes volontaires), commissaires de justice, greffiers près les tribunaux de commerce, administrateurs judiciaires, mandataires judiciairesCARMF : médecinsCARCDSF : chirurgiens-dentistes et les sage-femmesCAVP : pharmaciensCARPIMKO : infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistesCARPV : vétérinairesCAVAMAC : agents généraux d’assuranceCAVEC : experts-comptables et les commissaires aux comptes.Pour en savoir plus, il est recommandé de s’adresser à la caisse de retraite concernée.En activité depuis 2 ans ou plusLe revenu pris en compte pour le calcul des cotisations correspond au revenu que le professionnel libéral déclare pour le calcul de son impôt sur le revenu (IR) avant l'application des abattements et exonérations fiscales.Autrement dit il s'agit des sommes suivantes :Bénéfices non commerciaux (BNC), si l’entreprise ou la société est soumise à l’impôt sur le revenu (IR)Rémunérations et dividendes, si l’entreprise ou la société est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS)Primes versées au titre de contrats d'assurance-groupe (par exemple : prévoyance perte d'emploi, retraite et prévoyance complémentaire)Contributions complémentaires facultatives versées par le professionnel (par exemple : assurance accidents du travail et maladies professionnelles)Revenus de remplacement sans lien avec une affection de longue durée (ALD) (par exemple : indemnités journalières de maternité, de paternité ou de maladie).Un abattement forfaitaire de 26 % est ensuite appliqué à ce revenu par l’Urssaf.Le montant des cotisations de retraite de base varie en fonction du montant des revenus.Taux cotisations de retraite de base 2026Montant des revenusTaux des cotisations de retraite de baseRevenus inférieurs ou égaux à 48 060 €10,60 %Revenus supérieurs à 48 060 € et inférieurs ou égaux à 240 300 €1,87 %Aucun taux ne s'applique à la part des revenus qui dépasse 240 300 €.La retraite complémentaire du libéral dépend de la caisse de retraite à laquelle il est affilié.Les principales caisses de retraite des professions réglementées sont les suivantes :CIPAV : architectes, architectes d’intérieur, géomètres experts, ostéopathes, psychologues, psychothérapeutes, diététiciens, chiropracteurs et psychomotriciens, experts devant les tribunaux, mandataires judiciaires à la protection des majeurs, etc.CRPN : notairesCAVOM : huissiers de justice, commissaires-priseurs (judiciaires et/ou de ventes volontaires), commissaires de justice, greffiers près les tribunaux de commerce, administrateurs judiciaires, mandataires judiciairesCARMF : médecinsCARCDSF : chirurgiens-dentistes et les sage-femmesCAVP : pharmaciensCARPIMKO : infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistesCARPV : vétérinairesCAVAMAC : agents généraux d’assuranceCAVEC : experts-comptables et les commissaires aux comptes.Cotisations d'assurance invalidité-décèsLe régime d'assurance invalidité-décès, comme le régime de retraite, dépend de la caisse de retraite à laquelle le libéral est affilié.Les principales caisses de retraite des professions réglementées sont les suivantes :CIPAV : architectes, architectes d’intérieur, géomètres experts, ostéopathes, psychologues, psychothérapeutes, diététiciens, chiropracteurs et psychomotriciens, experts devant les tribunaux, mandataires judiciaires à la protection des majeurs, etc.CRPN : notairesCAVOM : huissiers de justice, commissaires-priseurs (judiciaires et/ou de ventes volontaires), commissaires de justice, greffiers près les tribunaux de commerce, administrateurs judiciaires, mandataires judiciairesCARMF : médecinsCARCDSF : chirurgiens-dentistes et les sages-femmesCAVP : pharmaciensCARPIMKO : infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistesCARPV : vétérinairesCAVAMAC : agents généraux d’assuranceCAVEC : experts-comptables et les commissaires aux comptes.Pour en savoir plus, il est recommandé de s’adresser à la caisse de retraite concernée.Cotisations d'allocations familialesLe revenu pris en compte pour le calcul des cotisations correspond au revenu que le professionnel libéral déclare pour le calcul de son impôt sur le revenu avant l'application des abattements et exonérations fiscales.Autrement dit il s'agit des sommes suivantes :Bénéfices non commerciaux (BNC), si l’entreprise ou la société est soumise à l’impôt sur le revenu (IR)Rémunérations et dividendes, si l’entreprise ou la société est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS)Primes versées au titre de contrats d'assurance-groupe (par exemple : prévoyance perte d'emploi, retraite et prévoyance complémentaire)Contributions complémentaires facultatives versées par le professionnel (par exemple : assurance accidents du travail et maladies professionnelles)Revenus de remplacement sans lien avec une affection de longue durée (ALD) (par exemple : indemnités journalières de maternité, de paternité ou de maladie).Un abattement forfaitaire de 26 % est ensuite appliqué à ce revenu par l’Urssaf.Le montant des cotisations d'allocations familiales varie en fonction des revenus du travailleur indépendant.Taux cotisations d'allocations familiales pour l'année 2026Montant des revenusTaux applicableMéthode de calcul du taux (si nécessaire)Revenus inférieurs à 52 866 €0 %Revenus supérieurs ou égaux à 52 866 € et inférieurs ou égaux à 67 284 €entre 0 % et 3,10 %[3,10/(0,3 x 48 060 €)] x [ revenus - (1,1 x 48 060 €)]Revenus supérieurs à 67 284 €3,10 %Contribution à la formation professionnelleLa contribution à la formation professionnelle est un montant forfaitaire que le professionnel libéral verse quel que soit le montant de ses revenus. Elle est égale à 0,25 % de 48 060 €.Le montant de la contribution à la formation professionnelle est ainsi égal à 120 €.L'interlocuteur pour la formation professionnelle d'un entrepreneur individuel exerçant une activité libérale est l'un des fonds suivants :Fonds interprofessionnel formation des professionnels libéraux (FIF-PL)Si l'entrepreneur individuel est médecin : fonds d'assurance formation de la profession médicale (FAF-PM)Contribution sociale généralisée (CSG) et Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS)Début d'activité (depuis moins de 2 ans)Lorsque le professionnel libéral débute son activité, il n'a pas de revenus connus par l'administration sur lesquels baser le calcul des cotisations et contributions provisionnelles. Des montants forfaitaires sont donc prévus.Montants forfaitaires des cotisations CSG-CRDS 2026 en fonction de l'année de début d'activitéDébut d'activité en 2025Début d'activité en 2026Montant forfaitaire868 €886 €En activité depuis 2 ans ou plusLe revenu pris en compte pour le calcul des cotisations correspond au chiffre d'affaires que le professionnel libéral déclare pour le calcul de son impôt sur le revenu (IR) avant l'application des abattements et exonérations fiscales.Autrement dit, il s'agit des sommes suivantes :Bénéfices non commerciaux (BNC), si l’entreprise ou la société est soumise à l’impôt sur le revenu (IR)Rémunérations et dividendes, si l’entreprise ou la société est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS)Primes versées au titre de contrats d'assurance-groupe (par exemple : prévoyance perte d'emploi, retraite et prévoyance complémentaire)Contributions complémentaires facultatives versées par l'entrepreneur individuel (par exemple : assurance accidents du travail et maladies professionnelles)Revenus de remplacement sans lien avec une affection de longue durée (ALD) (par exemple : indemnités journalières de maternité, de paternité ou de maladie)Le taux global de la CSG et de la CRDS varie en fonction des revenus sur lesquels il est appliqué.Taux de la CSG et CRDS pour l'année 2026Revenus sur lequel les cotisations sont calculéesTaux CSGTaux CRDSTaux globalRevenus professionnels9,2 %0,5 %9,70 %Revenus ayant vocation à remplacer les revenus de l'activité professionnelle.Exemple : indemnités journalières, allocation journalière du proche aidant6,2 %0,5 %6,70 %Il existe des exonérations et des règles particulières en matière de déduction d'impôt. Pour en savoir plus sur la CSG et la CRDS, consultez la fiche dédiée.L'Urssaf met à disposition un simulateur pour aider le professionnel libéral à calculer le montant de ses cotisations sociales en fonction de ses revenus :Simulateur de revenus pour les indépendantsUrssafCe simulateur permet de calculer le montant des cotisations sociales d’un travailleur indépendant.

Comment payer ses cotisations et contributions sociales ?Les modalités de paiement des cotisations et contributions sociales varient selon que l'entrepreneur débute son activité, a démarré son activité depuis au moins 1 an ou cesse son activité.Début d'activitéLe professionnel libéral qui débute son activité ne paie pas ses cotisations et contributions sociales durant au moins les 90 jours qui suivent le début de son activité. La date à laquelle il devra payer ses premières cotisations et contributions sociales correspond à la 1re échéance mensuelle ou trimestrielle qui suit les 90 jours.ExempleUn professionnel démarre son activité le 5 juin 2026. Il n'a pas à payer de cotisations et contributions sociales durant les 90 jours qui suivent le début de son activité, ce qui correspond au 2 septembre 2026. Il payera ses premières cotisations et contributions sociales à partir de la 1re échéance qui suit le 2 septembre :En cas de paiement mensuel : le 5 ou le 20 septembre 2026En cas de paiement trimestriel : le 5 novembre 2026Le professionnel libéral qui démarre son activité peut demander le report du paiement de ses cotisations et contributions sociales durant les 12 premiers mois d'activité. Il peut étaler le paiement sur une période maximale de 5 ans. Le montant versé chaque année devra être égal ou supérieur à 20 % du montant des cotisations et contributions sociales dues au titre de ces 12 mois.À savoirLe professionnel libéral qui débute son activité, s'il remplit certaines conditions, peut bénéficier de l'aide à la création ou à la reprise d'entreprise (Acre) qui lui permet d'être partiellement exonéré de cotisations sociales pendant les 12 premiers mois de son activité. Pour en savoir plus, consultez la fiche dédiée.Le professionnel libéral doit ensuite payer ses cotisations et contributions sociales tous les mois. Lorsqu'il fait sa déclaration de revenus, il reçoit dans les 15 jours qui suivent cette déclaration, un échéancier du paiement de ses cotisations et contributions.L'échéancier contient des informations sur les éléments suivants :Régularisation des cotisations et contributions provisionnelles de l'année précédenteAjustement des cotisations et contributions provisionnelles de l'année en coursCalcul des cotisations et contributions provisionnelles pour l'année suivanteLorsque cela est nécessaire, la période d'étalement et le calcul du montant des fractions annuelles qui résultent de cet étalementLe professionnel libéral peut choisir de payer ses cotisations le 5 ou le 20 du mois. Il doit indiquer via son espace en ligne son choix à l'Urssaf. En cas d'absence de choix, il devra payer ses cotisations et contributions le 5 du mois. L'entrepreneur peut changer la périodicité de ses échéances une seule fois par an.Se connecter à son espace UrssafUrssafLe professionnel libéral peut également opter sur son espace en ligne pour le paiement trimestriel de ses cotisations et contributions au plus tard le 1er décembre pour que celle-ci s'applique à partir du 1er janvier de l'année suivante. Il peut également opter en cours d'année et demander à ce que l'option s'applique à partir de la prochaine échéance trimestrielle qui suit d'au moins 30 jours sa demande. Les échéances trimestrielles sont les suivantes :5 février5 mai5 août5 novembreAttentionLa contribution pour la formation professionnelle est versée en une fois au moment de l'échéance de novembre de l'année en cours.Le paiement des cotisations et contributions sociales doit être fait par voie dématérialisée. L'entrepreneur a plusieurs options :Il peut souscrire au prélèvement automatique via son espace en ligne (gérer le compte > gérer les données de paiement > choisir le prélèvement automatique).Il peut décider de télé-payer lui-même ses cotisations et contributions à l'ouverture de chaque échéance via son service en ligne.Il peut opter pour le paiement par carte bancaire. En revanche s'il a déjà enregistré un mandat de prélèvement automatique le paiement par carte ne sera possible que pour les dettes ou débits à la suite d'un contrôle. De plus s'il a enregistré un mandat de télépaiement, le paiement par carte ne lui sera pas proposé.À savoirEn cas de difficultés pour payer ses cotisations et contributions, il est possible de demander des délais de paiement.En activité depuis au moins 1 anLe professionnel libéral doit payer ses cotisations et contributions sociales tous les mois. Lorsqu'il fait sa déclaration de revenus, il reçoit dans les 15 jours qui suivent cette déclaration, un échéancier du paiement de ses cotisations et contributions.L'échéancier contient des informations sur les éléments suivants :Régularisation des cotisations et contributions provisionnelles de l'année précédenteAjustement des cotisations et contributions provisionnelles de l'année en coursCalcul des cotisations et contributions provisionnelles pour l'année suivantesLorsque cela est nécessaire, la période d'étalement et le calcul du montant des fractions annuelles qui résultent de cet étalement.Le professionnel libéral peut choisir de payer ses cotisations le 5 ou le 20 du mois. Il doit indiquer via son espace en ligne son choix à l'Urssaf. En cas d'absence de choix, il devra payer ses cotisations et contributions le 5 du mois. L'entrepreneur peut changer la périodicité de ses échéances une seule fois par an.Se connecter à son espace UrssafUrssafLe professionnel libéral peut également opter sur son espace en ligne pour le paiement trimestriel de ses cotisations et contributions au plus tard le 1er décembre pour que celle-ci s'applique à partir du 1er janvier de l'année suivante. Il peut également opter en cours d'année et demander à ce que l'option s'applique à partir de la prochaine échéance trimestrielle qui suit d'au moins 30 jours sa demande. Les échéances trimestrielles sont les suivantes :5 février5 mai5 août5 novembreAttentionLa contribution pour la formation professionnelle est versée en une fois au moment de l'échéance de novembre de l'année en cours.Le paiement des cotisations et contributions sociales doit être fait par voie dématérialisée. L’entrepreneur a plusieurs options :Il peut souscrire au prélèvement automatique via son espace en ligne (gérer le compte > gérer les données de paiement > choisir le prélèvement automatique).Il peut décider de télé-payer lui-même ses cotisations et contributions à l'ouverture de chaque échéance via son service en ligne.Il peut opter pour le paiement par carte bancaire. En revanche s'il a déjà enregistré un mandat de prélèvement automatique le paiement par carte ne sera possible que pour les dettes ou débits à la suite d'un contrôle. De plus s'il a enregistré un mandat de télépaiement, le paiement par carte ne lui sera pas proposé.À savoirEn cas de difficultés pour payer ses cotisations et contributions, le professionnel libéral peut demander des reports de paiement.Cessation d'activitéEn cas de cessation d'activité, le professionnel libéral doit déclarer les revenus pour lesquels le calcul des cotisations et contributions provisionnelles définitives n'a pas été fait. Il doit le faire dans les 90 jours qui suivent la radiation via son espace en ligne.Une fois que cette déclaration a été faite, il se retrouve dans l’une des situations suivantes :Il reçoit un avis d'appel lui demandant de verser un complément de cotisations et contributions sociales. Il dispose de 30 jours pour régulariser la situation.Il a trop versé de cotisations et contributions sociales. Il sera alors remboursé dans un délai de 30 jours.Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la fiche sur la cessation d'activité.

De quelles prestations sociales le professionnel libéral peut-il bénéficier ?Le professionnel libéral paie des cotisations et contributions sociales et reçoit en contrepartie une protection sociale. La nature des prestations qui en découlent dépendent de la cotisation ou de la contribution.Assurance maladie-maternitéLe professionnel libéral qui paie ses cotisations peut bénéficier du remboursement d'une partie de ses frais de santé, d'indemnités journalières (IJ) ou encore de prestations lors de la naissance ou de l'adoption d'un enfant (paternité ou maternité).1. Frais de santéEn cas d'accident, de maladie ou de maternité, l'assurance maladie-maternité prend en charge une partie des frais du professionnel libéral (par exemple : remboursement des frais de consultation médicale ou encore de certains médicaments).Il est généralement nécessaire de souscrire en plus une mutuelle, afin d'avoir un complément de remboursement.2. Prestations en cas de maladieLe professionnel libéral qui se retrouve en incapacité de travailler pour une certaine période (accident, maladie, incapacité physique temporaire) peut bénéficier d'indemnités journalières lui permettant de conserver une partie de ses revenus.Il ne peut pas recevoir plus de 360 indemnités journalières pour un ou plusieurs arrêts de travail sur une période de 3 ans.Il est également possible pour le professionnel libéral de bénéficier d'un temps partiel thérapeutique et de recevoir un complément de revenus après un arrêt de travail indemnisé à temps complet.Une indemnité journalière peut être attribuée pour une durée limitée si l'activité professionnelle peut permettre une amélioration de l'état de santé. C'est également le cas si la reprise de l'activité permet d'accompagner la rééducation ou la réadaptation professionnelle. Ces indemnités journalières sont limitées à 90 jours. Ce délai peut être allongé dans des circonstances particulières pour une durée maximale de 360 indemnités journalières.À savoirLe professionnel libéral doit payer des cotisations d'assurance maladie-maternité depuis au moins 1 an pour bénéficier des prestations en cas de maladie. Il doit également justifier du paiement d'une cotisation minimale au moment de la constatation médicale de l'incapacité de travailler.Pour percevoir ces indemnités journalières, le professionnel libéral doit envoyer son arrêt de travail dans les 48 heures qui suivent l'interruption de travail à sa caisse primaire d'assurance maladie.Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM)cpamCaisse nationale d'assurance maladie (Cnam)Le montant de l'indemnité journalière est égal à 1/730e du revenu d'activité annuel moyen (RAAM). Il correspond à la moyenne des revenus du professionnel libéral pris en compte pour le calcul de ses cotisations sociales sur les 3 années qui précèdent l'arrêt de travail.Le RAAM ne peut cependant pas dépasser 48 060 €, ainsi les indemnités journalières ne peuvent pas excéder 65,84 €.En cas de temps partiel thérapeutique, ces montants sont diminués de moitié.Il y a un délai de carence de 3 jours avant le versement des indemnités journalières. Autrement dit, le professionnel libéral ne reçoit pas de revenus pendant les 3 premiers jours de son arrêt de travail.Ce délai de carence s'applique seulement au 1er des arrêts de travail qui résultent d'un accident.À partir du 90e jour d'arrêt maladie, l'interlocuteur n'est plus la CPAM. Le professionnel libéral doit s'adresser à sa caisse de retraite.3. Accidents du travail et maladies professionnellesLe professionnel libéral ne cotise pas pour l'assurance qui couvre les accidents du travail et les maladies professionnelles. Ainsi en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle, il bénéficie uniquement des prestations applicables en cas de maladie aux mêmes taux et conditions.Il a cependant la possibilité de souscrire une assurance volontaire individuelle auprès de sa caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) à l'aide du formulaire et de la notice suivants :Travailleur indépendant : demande d'admission à l'assurance volontaire individuelle AT/MPUrssafCaisse primaire d'assurance maladie (CPAM)cpamCaisse nationale d'assurance maladie (Cnam)4. Naissance ou adoption d'un enfantAu moment de la naissance ou de l'adoption d'un enfant, le professionnel libéral peut bénéficier de plusieurs prestations qui vont dépendre de la situation :En cas de maternité :La durée du congé maternité s'étend de 6 semaines avant la date présumée de l'accouchement à 10 semaines après l'accouchement. Au cours de cette période, des indemnités journalières de repos sont versées en cas d'arrêt pendant au moins 8 semaines. Lorsque 2 enfants sont précédemment nés, le congé maternité s'étend de 8 semaines avant la date présumée de l'accouchement à 18 semaines après l'accouchement.Une allocation forfaitaire de repos maternel d'une valeur égale au plafond mensuel de la sécurité sociale de l'année au cours de laquelle le premier versement a été fait est versée. Pour l'année 2026, il est égal à 4 005 €. Une première moitié est versée au début du congé maternité et la seconde moitié est versée au bout des 8 semaines de congé maternité minimum obligatoires. Lorsque l'accouchement a lieu avant la fin du 7e mois de grossesse, l'allocation est versée en une seule fois après l'accouchement.Lorsque le montant du RAAM au cours des 3 dernières années est inférieur à 4 582,00 €, le montant de l'allocation est égal à 10 % du plafond mensuel de la sécurité sociale. Pour l'année 2026, ce montant est égal à 400,50.Des indemnités journalières égales à 65,84 € sur toute la durée du congé maternité sont également versées. Ce montant est valable pour les indemnités journalières dont le versement a débuté en 2025. Les indemnités sont versées en cas d'arrêt de travail pendant au moins 8 semaines dont 6 après la naissance.En cas de paternité :Le professionnel libéral bénéficie d'un congé paternité de 25 jours maximum. En cas de naissances multiples, ce délai passe à 32 jours.Il bénéficie aussi d'une indemnité journalière égale à 65,84 € sur toute la durée du congé paternité. Ce montant est valable pour les indemnités journalières dont le versement a débuté en 2026. La durée minimale de versement de l'indemnité journalière est de 7 jours. La durée d'indemnisation peut être découpée en 3 périodes de congé (d'au moins 5 jours chacune) prises dans les 6 mois suivant la naissance de l'enfant.En cas d'adoption :Le professionnel libéral bénéficie d'un congé d'accueil de l'enfant de 25 jours maximum. En cas de naissances multiples, ce délai passe à 32 jours.Il bénéficie également d'une allocation forfaitaire de repos maternel d'une valeur égale au plafond mensuel de l'année au cours de laquelle le versement est fait. Pour l'année 2026, ce montant est égal à 4 005 €. L'allocation est versée en une seule fois à la date d'arrivée de l'enfant dans la famille.Il bénéficie aussi d'une indemnité journalière de repos égale à 65,84 € sur toute la durée du congé d'adoption.À savoirLe professionnel libéral doit payer des cotisations sociales depuis au moins 6 mois à la date présumée de l'accouchement ou de l'adoption pour pouvoir bénéficier de ces prestations.4. Congé supplémentaire de naissance :Un congé supplémentaire de naissance est ouvert, à partir du 1er juillet 2026. Il permet à chaque parent de bénéficier de 1 à 2 mois de congé indemnisé en plus des congés déjà existants (maternité, paternité et adoption).Chaque parent dispose de son propre congé, à condition de cesser son activité.Pendant ce congé, le travailleur indépendant peut percevoir des indemnités journalières supplémentaires de naissance, égales au montant maximum des indemnités journalières versées durant le congé maternité, le congé paternité ou le congé pour adoption (65,84 €), avec application d’un abattement.Il peut ainsi percevoir :70 % de ses indemnités journalières le premier mois du congé supplémentaire de naissance, soit 46,09 € bruts par jour.60 % le second mois, soit 39,50 € bruts par jour.À savoirPour bénéficier de ce congé, les travailleurs indépendants doivent être affiliés à la sécurité sociale depuis au moins 6 mois à la date de début du congé supplémentaire.Pour en savoir plus sur ce dispositif, consultez la fiche sur le congé supplémentaire de naissance pour un travailleur indépendant.Assurance vieillesseLes cotisations d'assurance vieillesse versées par le professionnel libéral lui permettent d'obtenir une pension de retraite de base et une pension de retraite complémentaire au moment de la cessation de son activité. Il doit cependant remplir certaines conditions, notamment liées à l'âge de cessation d'activité et au nombre de trimestres travaillés pour avoir des pensions de retraite complètes.Pour connaître toutes les règles concernant la retraite, vous pouvez vous adresser à la caisse de retraite de la profession libérale réglementée qui vous concerne.Les principales caisses de retraite des professions réglementées sont les suivantes :CIPAV : architectes, architectes d’intérieur, économistes de la construction, maîtres d’œuvre et géomètres experts, ingénieurs conseil, moniteurs de ski, guides de haute montagne, accompagnateurs de moyenne montagne, ostéopathes, psychologues, psychothérapeutes, ergothérapeutes, diététiciens, chiropracteurs et psychomotriciens, artistes non affiliés à la maison des artistes, experts en automobile, experts devant les tribunaux, mandataires judiciaires à la protection des majeurs, guides-conférenciers.CRPN : notairesCAVOM : huissiers de justice, commissaires-priseurs (judiciaires et/ou de ventes volontaires), commissaires de justice, greffiers près les tribunaux de commerce, administrateurs judiciaires, mandataires judiciairesCARMF : médecinsCARCDSF : chirurgiens-dentistes et les sage-femmesCAVP : pharmaciensCARPIMKO : infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistesCARPV : vétérinairesCAVAMAC : agents généraux d’assuranceCAVEC : experts-comptables et les commissaires aux comptesAttentionLe professionnel libéral doit faire sa demande de retraite au moins 6 mois avant la date à laquelle il souhaite cesser son activité.Assurance invalidité-décèsLes informations concernant l'assurance invalidité-décès du professionnel libéral diffèrent selon l'activité libérale réglementée qu'il exerce.Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la caisse de retraite de la profession libérale réglementée qui vous concerne.Les principales caisses de retraite des professions réglementées sont les suivantes :CIPAV : architectes, architectes d’intérieur, géomètres experts, ostéopathes, psychologues, psychothérapeutes, diététiciens, chiropracteurs et psychomotriciens, experts devant les tribunaux, mandataires judiciaires à la protection des majeurs, etc.CRPN : notairesCAVOM : huissiers de justice, commissaires-priseurs (judiciaires et/ou de ventes volontaires), commissaires de justice, greffiers près les tribunaux de commerce, administrateurs judiciaires, mandataires judiciairesCARMF : médecinsCARCDSF : chirurgiens-dentistes et les sage-femmesCAVP : pharmaciensCARPIMKO : infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistesCARPV : vétérinairesCAVAMAC : agents généraux d’assuranceCAVEC : experts-comptables et les commissaires aux comptes.Allocations familialesLe professionnel libéral qui paie des cotisations d'allocations familiales peut accéder aux prestations familiales gérées par la caisse d'allocations familiales (Caf).En fonction de sa situation personnelle, il pourra prétendre à un certain nombre de prestations, telles que des aides au logement ou encore des compléments de revenus.Les demandes de prestations familiales sont à faire auprès de la caf dont le professionnel libéral dépend :Caisse d'allocations familiales (Caf)cafCaisse nationale des allocations familiales (Cnaf)Formation professionnelleLe professionnel libéral qui paie des cotisations au titre de sa formation professionnelle bénéficie d'un droit à la formation professionnelle continue. Il peut faire valoir son droit à la formation et bénéficier de la prise en charge de ses demandes de formation auprès d'un fonds d'assurance formation ou d'un opérateur de compétences (Opco). Pour bénéficier de cette prise en charge, il doit être à jour du paiement de la contribution.Pour en savoir plus, consultez la fiche sur la formation professionnelle des travailleurs indépendants.À savoirLe professionnel libéral ne peut pas bénéficier de la prise en charge de sa formation s'il n'a pas déclaré de chiffre d'affaires pendant les 12 mois consécutifs qui précèdent le dépôt de sa demande de prise en charge.Contribution sociale généralisée (CSG) et contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS)La CSG et la CRDS sont des impôts, payés par le professionnel libéral qui ne lui permettent pas de bénéficier directement de prestations contrairement aux autres cotisations et contributions sociales.La CSG est une contribution permanente qui participe au financement de la sécurité sociale.La CRDS, quant à elle, est une contribution temporaire ayant pour but de rembourser la dette de la sécurité sociale. Cette dernière a en effet vocation à disparaître une fois la dette sociale remboursée.

Quelles sont les cotisations et contributions sociales du professionnel libéral ?Le professionnel libéral doit s’acquitter des cotisations et contributions sociales suivantes :Cotisation maladie et maternitéCotisation retraite (retraite de base et retraite complémentaire)Cotisation invalidité-décèsCotisation d'allocations familialesContribution à la formation professionnelleContribution sociale généralisée (CSG)Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS)

Comment calcule-t-on le montant des cotisations et contributions sociales ?Le professionnel libéral verse en 2026 les cotisations et contributions qui correspondent au chiffre d'affaires réalisé au cours de cette année.Cependant, le chiffre d'affaires de l'année 2026 ne sera connu par l'administration qu’à partir de la déclaration de revenus de l'année 2026, autrement-dit en avril/juin 2027.On doit donc calculer des cotisations dites provisionnelles, c'est-à-dire calculées en fonction des revenus des années 2024 et 2025 en attendant de connaître ceux de 2026.Une fois que les revenus de l'année 2026 seront définitifs, le montant des cotisations sera réajusté.Ainsi, les cotisations et contributions versées par le professionnel libéral au cours de l'année 2026 sont calculées sur la base du revenu professionnel de l’année 2025 (déclaré en avril/juin 2026).L’Urssaf fournit un guide personnalisé qui décrit étape par étape les éléments à compléter dans chacune des rubriques.Guide à la déclaration sociale et fiscale de revenus 2025UrssafCe revenu 2025 permet à la fois :De régulariser les cotisations versées en 2025 et au début de l’année 2026D’ajuster le cotisations provisionnelles versées le reste de l’année 2026 et début 2027.Le revenu professionnel de l’année 2026 (déclaré à l’administration fiscale en avril/juin 2027) permettra de recalculer et d’ajuster si besoin les cotisations versées en 2026.Le mode de calcul et le taux appliqué varient en fonction du type de cotisation et contribution sociale.Cotisations d'assurance maladie-maternitéLe calcul des cotisations d'assurance maladie-maternité varie selon que le professionnel est au début de son activité (moins de 2 ans) ou s'il exerce son activité depuis plus de 2 ans.Début d'activité (moins de 2 ans)Lorsque le professionnel libéral débute son activité, il n'a pas de revenus connus par l'administration sur lesquels baser le calcul des cotisations et contributions provisionnelles. Ainsi, pour qu'il puisse bénéficier d'une protection sociale, des montants forfaitaires sont prévus.Montants forfaitaires des cotisations d'assurance maladie 2026 en fonction de l'année de début d'activitéDébut d'activité en 2025Début d'activité en 2026Montant forfaitaire9496En activité depuis 2 ans ou plusLe revenu pris en compte pour le calcul des cotisations correspond au revenu que le professionnel libéral déclare pour le calcul de son impôt sur le revenu (IR) avant l'application des abattements et exonérations fiscales.Autrement dit, il s'agit des sommes suivantes :Bénéfices non commerciaux (BNC), si l’entreprise ou la société est soumise à l’impôt sur le revenu (IR)Rémunérations et dividendes, si l’entreprise ou la société est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS)Primes versées au titre de contrats d'assurance-groupe (par exemple : prévoyance perte d'emploi, retraite et prévoyance complémentaire)Contributions complémentaires facultatives versées par le professionnel (par exemple : assurance accidents du travail et maladies professionnelles)Revenus de remplacement sans lien avec une affection de longue durée (ALD) (par exemple : indemnités journalières de maternité, de paternité ou de maladie).Un abattement forfaitaire de 26 % est ensuite appliqué à ce revenu par l’Urssaf.Les cotisations d'assurance maladie sont divisées en 2 parties : les cotisations maladie maternité et les cotisations d'indemnités journalières maladie. Un taux spécifique s'applique à chaque cotisation :Le taux des cotisations d'assurance maladie maternité varie en fonction du montant des revenus de l'entrepreneur individuel.Le taux des cotisations d'indemnités journalières est fixe. Il est égal à 0,50 %. Au-delà de 240 300 €, ce taux passe à 0 %.La somme de ces 2 taux donne le taux global des cotisations d'assurance maladie-maternité.Cotisations d'assurance vieillesseLe calcul des cotisations retraite varie selon que le professionnel est au début de son activité (moins de 2 ans) ou qu'il exerce son activité depuis plus de 2 ans.Début d'activité (moins de 2 ans)Lorsque le professionnel libéral débute son activité, il n'a pas de revenus connus par l'administration sur lesquels il est possible baser le calcul des cotisations et contributions provisionnelles. Ainsi, pour qu'il puisse bénéficier d'une protection sociale, des montants forfaitaires sont prévus.Les cotisations d'assurance vieillesse sont divisées en 2 parties, la retraite de base et la retraite complémentaire.1. Cotisations retraite de baseLorsque l'entrepreneur individuel débute son activité, il n'a pas de revenus connus par l'administration sur lesquels il est possible baser le calcul des cotisations et contributions provisionnelles. Ainsi, pour qu'il puisse bénéficier d'une protection sociale, des montants forfaitaires sont prévus.Montants forfaitaires des cotisations de retraite de base 2026 en fonction de l'année de début d'activitéDébut d'activité en 2025Début d'activité en 2026Montant forfaitaire1 599 €1 632 €2. Cotisations retraite complémentaireMontants forfaitaires des cotisations de retraite complémentaire 2026 en fonction de l'année de début d'activitéDébut d'activité en 2025Début d'activité en 2026Montant forfaitaire725 €740 €En activité depuis 2 ans ou plusLe revenu pris en compte pour le calcul des cotisations correspond au revenu que le professionnel libéral déclare pour le calcul de son impôt sur le revenu (IR) avant l'application des abattements et exonérations fiscales.Autrement dit, il s'agit des sommes suivantes :Bénéfices non commerciaux (BNC), si l’entreprise ou la société est soumise à l’impôt sur le revenu (IR)Rémunérations et dividendes, si l’entreprise ou la société est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS)Primes versées au titre de contrats d'assurance-groupe (par exemple : prévoyance perte d'emploi, retraite et prévoyance complémentaire)Contributions complémentaires facultatives versées par le professionnel (par exemple : assurance accidents du travail et maladies professionnelles)Revenus de remplacement sans lien avec une affection de longue durée (ALD) (par exemple : indemnités journalières de maternité, de paternité ou de maladie).Un abattement forfaitaire de 26 % est ensuite appliqué à ce revenu.Les cotisations d'assurance vieillesse sont divisées en 2 parties, la retraite de base et la retraite complémentaire.1. Cotisations retraite de baseLe montant des cotisations de retraite de base varie en fonction du montant des revenus du professionnel libéral.Taux des cotisations de retraite de base 2026Montant des revenusTaux des cotisations de retraite de baseRevenus inférieurs ou égaux à 48 060 €17,87 %Revenus supérieurs à 48 060 €0,72 %2. Cotisations retraite complémentaireTaux des cotisations de retraite complémentaire 2026Montant des revenusTaux des cotisations de retraite complémentaireRevenus inférieurs ou égaux à 47 100 €8,1 %Revenus supérieurs à et 47 100 € inférieurs ou égaux à 192 240 €9,1 %Revenus supérieurs à 192 240 €0 %Cotisations invalidité-décèsDébut d'activité (moins de 2 ans)Lorsque le professionnel libéral débute son activité, il n'a pas de revenus connus par l'administration sur lesquels il est possible baser le calcul des cotisations et contributions provisionnelles. Ainsi, pour qu'il puisse bénéficier d'une protection sociale, des montants forfaitaires sont prévus.Montants forfaitaires des cotisations d-invalidité-décès 2026 en fonction de l'année de début d'activitéDébut d'activité en 2025Début d'activité en 2026Montant forfaitaire116 €119 €En activité depuis 2 ans ou plusLe revenu pris en compte pour le calcul des cotisations correspond au revenu que le professionnel libéral déclare pour le calcul de son impôt sur le revenu (IR) avant l'application des abattements et exonérations fiscales.Autrement dit il s'agit des sommes suivantes :Bénéfices non commerciaux (BNC), si l’entreprise ou la société est soumise à l’impôt sur le revenu (IR)Rémunérations et dividendes, si l’entreprise ou la société est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS)Primes versées au titre de contrats d'assurance-groupe (par exemple : prévoyance perte d'emploi, retraite et prévoyance complémentaire)Contributions complémentaires facultatives versées par le professionnel (par exemple : assurance accidents du travail et maladies professionnelles)Revenus de remplacement sans lien avec une affection de longue durée (ALD) (par exemple : indemnités journalières de maternité, de paternité ou de maladie).Un abattement forfaitaire de 26 % est ensuite appliqué à ce revenu par l’Urssaf.Le taux des cotisations invalidité-décès est de 1,30 %. Il s'applique aux revenus inférieurs ou égaux à 48 060 €. Au-delà de ce montant, le taux est de 0 %.Cotisations d'allocations familialesLe revenu pris en compte pour le calcul des cotisations correspond au revenu que le professionnel libéral déclare pour le calcul de son impôt sur le revenu (IR) avant l'application des abattements et exonérations fiscales.Autrement dit, il s'agit des sommes suivantes :Bénéfices non commerciaux (BNC), si l’entreprise ou la société est soumise à l’impôt sur le revenu (IR)Rémunérations et dividendes, si l’entreprise ou la société est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS)Primes versées au titre de contrats d'assurance-groupe (par exemple : prévoyance perte d'emploi, retraite et prévoyance complémentaire)Contributions complémentaires facultatives versées par le professionnel (par exemple : assurance accidents du travail et maladies professionnelles)Revenus de remplacement sans lien avec une affection de longue durée (ALD) (par exemple : indemnités journalières de maternité, de paternité ou de maladie).Un abattement forfaitaire de 26 % est ensuite appliqué à ce revenu par l’Urssaf.Le montant des cotisations d'allocations familiales varie en fonction des revenus du professionnel libéral.Taux des cotisations d'allocations familiales pour l'année 2026Montant des revenusTaux applicableMéthode de calcul du taux global applicable (si nécessaire)Revenus inférieurs à52 866 €0 %Revenus supérieurs ou égaux à 52 866 € et inférieurs ou égaux à 67 284 €entre 0 % et 3,10 %[3,10/(0,3 x 48 060 €)] x [ revenus - (1,1 x 48 060 €)]Revenus supérieurs à 67 284 €3,10 %Contribution à la formation professionnelle (CFP)La contribution à la formation professionnelle est un montant forfaitaire que l'entrepreneur individuel verse quel que soit le montant de ses revenus. Elle est égale à 0,25 % de 48 060 €.Le montant de la contribution à la formation professionnelle est ainsi égal à 120 €.L'interlocuteur de l'entrepreneur individuel qui exerce une activité libérale non réglementée est le fonds interprofessionnel formation des professionnels libéraux (FIF-PL).Contribution sociale généralisée (CSG) et Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS)Début d'activité (depuis moins de 2 ans)Lorsque le professionnel libéral débute son activité, il n'a pas de revenus connus par l'administration sur lesquels baser le calcul des cotisations et contributions provisionnelles. Des montants forfaitaires sont donc prévus.Montants forfaitaires des cotisations CSG-CRDS 2026 en fonction de l'année de début d'activitéDébut d'activité en 2025Début d'activité en 2026Montant forfaitaire868 €886 €En activité depuis 2 ans ou plusLe revenu pris en compte pour le calcul des cotisations correspond au revenu que l'entrepreneur individuel déclare pour le calcul de son impôt sur le revenu (IR) avant l'application des abattements et exonérations fiscales.Autrement dit, il s'agit des sommes suivantes :Bénéfices non commerciaux (BNC), si l’entreprise ou la société est soumise à l’impôt sur le revenu (IR)Rémunérations et dividendes, si l’entreprise ou la société est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS)Primes versées au titre de contrats d'assurance-groupe (par exemple : prévoyance perte d'emploi, retraite et prévoyance complémentaire)Contributions complémentaires facultatives versées par le professionnel (par exemple : assurance accidents du travail et maladies professionnelles)Revenus de remplacement sans lien avec une affection de longue durée (ALD) (par exemple : indemnités journalières de maternité, de paternité ou de maladie).Le taux global de la CSG et de la CRDS varie en fonction des revenus sur lesquels il est appliqué.Taux de la CSG et CRDS pour l'année 2026Revenus sur lequel les cotisations sont calculéesTaux CSGTaux CRDSTaux globalRevenus professionnels9,2 %0,5 %9,70 %Revenus ayant vocation à remplacer les revenus de l'activité professionnelle.Exemple : indemnités journalières, allocation journalière du proche aidant6,2 %0,5 %6,70 %Il existe des exonérations et des règles particulières en matière de déduction d'impôt. Pour en savoir plus sur la CSG et la CRDS, consultez la fiche dédiée.L'Urssaf met à disposition un simulateur pour aider le professionnel libéral à calculer le montant de ses cotisations sociales en fonction de ses revenus :Simulateur de revenus pour les indépendantsUrssafCe simulateur permet de calculer le montant des cotisations sociales d’un travailleur indépendant.

Comment payer ses cotisations et contributions sociales ?Les modalités de paiement des cotisations et contributions sociales varient selon que l'entrepreneur débute son activité, a démarré son activité depuis au moins 1 an ou cesse son activité.Début d'activitéLe professionnel libéral ne paie pas de cotisations et contributions sociales durant au moins les 90 jours qui suivent le début de son activité. La date à laquelle il doit payer ses premières cotisations et contributions sociales correspond à la 1re échéance mensuelle ou trimestrielle qui suit les 90 jours.ExempleUn professionnel démarre son activité le 5 juin 2026. Il n'a pas à payer de cotisations et contributions sociales durant les 90 jours qui suivent le début de son activité, c'est-à-dire jusqu'au 2 septembre 2026. Il payera ses premiers versements sociaux à partir de la 1re échéance qui suit le 2 septembre :En cas de paiement mensuel : le 5 ou le 20 septembre 2026En cas de paiement trimestriel : le 5 novembre 2026Le professionnel libéral qui démarre son activité peut demander le report du paiement de ses cotisations et contributions sociales durant les 12 premiers mois d'activité. Il peut étaler le paiement sur une période maximale de 5 ans. Le montant versé chaque année devra être égal ou supérieur à 20 % du montant des cotisations et contributions sociales dues au titre de ces 12 mois.À savoirL'entrepreneur qui débute son activité peut bénéficier, à certaines conditions, de l'aide à la création ou à la reprise d'entreprise (Acre). Ce dispositif lui permet d'être partiellement exonéré de cotisations sociales pendant les 12 premiers mois de son activité. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la fiche dédiée.Le professionnel libéral doit payer ses cotisations et contributions sociales chaque mois.Il reçoit dans les 15 jours qui suivent sa déclaration de revenus un échéancier du paiement de ses cotisations et contributions.Cet échéancier contient les informations suivantes :Régularisation des cotisations et contributions provisionnelles de l'année précédenteAjustement des cotisations et contributions provisionnelles de l'année en coursCalcul des cotisations et contributions provisionnelles pour l'année suivantesLorsque cela est nécessaire, la période d'étalement et le calcul du montant des fractions annuelles qui résultent de cet étalement.Le professionnel libéral peut choisir de payer ses cotisations le 5 ou le 20 du mois. Il doit indiquer via son espace en ligne son choix à l'Urssaf. En l'absence de choix, il devra payer ses cotisations et contributions le 5 du mois. Il peut changer la périodicité de ses échéances une seule fois par an.Se connecter à son espace UrssafUrssafLe professionnel libéral peut également opter sur son espace en ligne pour le paiement trimestriel de ses cotisations et contributions. Il doit le faire au plus tard le 1er décembre pour une application à partir du 1er janvier de l'année suivante. Il peut également opter en cours d'année et demander à ce que l'option s'applique à partir de la prochaine échéance trimestrielle qui suit d'au moins 30 jours sa demande.Les échéances trimestrielles sont les suivantes :5 février5 mai5 août5 novembreAttentionLa contribution pour la formation professionnelle (CFP) est versée en une fois au moment de l'échéance de novembre de l'année en cours.Le paiement des cotisations et contributions sociales doit être fait par voie dématérialisée. L'entrepreneur a plusieurs options :Il peut souscrire au prélèvement automatique via son espace en ligne (gérer le compte > gérer les données de paiement > choisir le prélèvement automatique).Il peut décider de télépayer lui-même ses cotisations et contributions à l'ouverture de chaque échéance via son service en ligne.Il peut opter pour le paiement par carte bancaire. En revanche, s'il a déjà enregistré un mandat de prélèvement automatique, le paiement par carte ne sera possible que pour les dettes ou débits à la suite d'un contrôle. De plus, s'il a enregistré un mandat de télépaiement, le paiement par carte ne lui sera pas proposé.À savoirEn cas de difficultés pour payer ses cotisations et contributions, le professionnel libéral peut demander des délais de paiement.En activité depuis au moins 1 anLe professionnel libéral doit payer ses cotisations et contributions sociales chaque mois.Il reçoit dans les 15 jours qui suivent sa déclaration de revenus un échéancier du paiement de ses cotisations et contributions.Cet échéancier contient les informations suivantes :Régularisation des cotisations et contributions provisionnelles de l'année précédenteAjustement des cotisations et contributions provisionnelles de l'année en coursCalcul des cotisations et contributions provisionnelles pour l'année suivantesLorsque cela est nécessaire, la période d'étalement et le calcul du montant des fractions annuelles qui résultent de cet étalementLe professionnel libéral peut choisir de payer ses cotisations le 5 ou le 20 du mois. Il doit indiquer via son espace en ligne son choix à l'Urssaf. En l'absence de choix, il doit payer ses cotisations et contributions le 5 du mois. Il peut changer la périodicité de ses échéances une seule fois par an.Se connecter à son espace UrssafUrssafLe professionnel libéral peut également opter sur son espace en ligne pour le paiement trimestriel de ses cotisations et contributions. Il doit le faire au plus tard le 1er décembre pour une application à partir du 1er janvier de l'année suivante. Il peut également opter en cours d'année et demander à ce que l'option s'applique à partir de la prochaine échéance trimestrielle qui suit d'au moins 30 jours sa demande.Les échéances trimestrielles sont les suivantes :5 février5 mai5 août5 novembreAttentionLa contribution pour la formation professionnelle (CFP) est versée en une seule fois au moment de l'échéance de novembre de l'année en cours.Le paiement des cotisations et contributions sociales doit être fait par voie dématérialisée. L'entrepreneur a plusieurs options :Il peut souscrire au prélèvement automatique via son espace en ligne (gérer le compte > gérer les données de paiement > choisir le prélèvement automatique).Il peut décider de télépayer lui-même ses cotisations et contributions à l'ouverture de chaque échéance via son service en ligne.Il peut opter pour le paiement par carte bancaire. En revanche, s'il a déjà enregistré un mandat de prélèvement automatique, le paiement par carte ne sera possible que pour les dettes ou débits à la suite d'un contrôle. De plus, s'il a enregistré un mandat de télépaiement, le paiement par carte ne lui sera pas proposé.À savoirEn cas de difficultés pour payer ses cotisations et contributions, le professionnel libéral peut demander des reports de paiement.Cessation d'activitéEn cas de cessation d'activité, le professionnel libéral doit déclarer les revenus pour lesquels le calcul des cotisations et contributions provisionnelles définitives n'a pas été fait. Il doit le faire dans les 90 jours qui suivent la radiation via son espace en ligne.Une fois que cette déclaration a été faite, il se retrouve dans une des situations suivantes :Il reçoit un avis d'appel lui demandant de verser un complément de cotisations et contributions sociales. Il dispose de 30 jours pour régulariser la situation.Il a trop versé de cotisations et contributions sociales. Il sera alors remboursé dans un délai de 30 jours.Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la fiche sur la cessation d'activité.

De quelles prestations sociales le professionnel libéral peut-il bénéficier ?Le professionnel libéral paie des cotisations et contributions sociales et reçoit en contrepartie une protection sociale. La nature des prestations qui en découlent dépendent de la cotisation ou de la contribution.Assurance maladie-maternitéLe professionnel libéral qui paie ses cotisations peut bénéficier du remboursement d'une partie de ses frais de santé, d'indemnités journalières (IJ) ou encore de prestations lors de la naissance ou l'adoption d'un enfant (paternité ou maternité).1. Frais de santéEn cas d'accident, de maladie ou de maternité, l'assurance maladie-maternité prend en charge une partie des frais de santé du professionnel libéral. Il est généralement nécessaire de prendre en plus une mutuelle afin d'avoir un complément de remboursement.Il s'agit par exemple du remboursement des frais de consultation médicale ou encore de certains médicaments.2. Prestations en cas de maladieLe professionnel libéral qui se retrouve en incapacité de travailler pour une certaine période (accident, maladie, incapacité physique temporaire) peut bénéficier d'indemnités journalières lui permettant de conserver une partie de ses revenus.Le professionnel libéral ne peut pas recevoir plus de 360 indemnités journalières pour un ou plusieurs arrêts de travail sur une période de 3 ans.Il est également possible pour le professionnel libéral de bénéficier d'un temps partiel thérapeutique et de recevoir un complément de revenus après un arrêt de travail indemnisé à temps complet.Une indemnité journalière peut être attribuée pour une durée limitée si l'activité professionnelle peut permettre une amélioration de l'état de santé du professionnel libéral. C'est également le cas si la reprise d'une activité permet d'accompagner la rééducation ou la réadaptation professionnelle. Les indemnités sont limitées à 90 jours. Ce délai peut être allongé dans des circonstances particulières pour une durée maximale de 360 indemnités journalières.À savoirLe professionnel libéral doit payer des cotisations d'assurance maladie maternité depuis au moins 1 an pour bénéficier des prestations en cas de maladie. Il doit également justifier du paiement d'une cotisation minimale au moment de la constatation médicale de l'incapacité de travailler.Pour percevoir ces indemnités journalières, le professionnel libéral doit envoyer son arrêt de travail dans les 48 heures qui suivent l'interruption de travail à sa caisse primaire d'assurance maladie.Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM)cpamCaisse nationale d'assurance maladie (Cnam)Le montant de l'indemnité journalière est égal à 1/730e du revenu d'activité annuel moyen (RAAM). Il correspond à la moyenne des revenus de le professionnel libéral pris en compte pour le calcul de ses cotisations sociales sur les 3 années qui précèdent l'arrêt de travail.Le RAAM ne peut cependant pas dépasser 48 060 €, ainsi l'indemnité journalière ne peut pas excéder 65,84 €.En cas de temps partiel thérapeutique, le montant de l'indemnité journalières est diminué de moitié.Il y a un délai de carence de 3 jours avant que les indemnités journalières soient versées au professionnel libéral. Autrement dit, il ne reçoit pas de revenus pendant les 3 premiers jours de son arrêt de travail.Ce délai de carence s'applique seulement au 1er des arrêts de travail qui résultent d'un accident.3. Accidents du travail et maladies professionnellesLe professionnel libéral ne cotise pas pour l'assurance qui couvre les accidents du travail et les maladies professionnelles.Ainsi, en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle, il bénéficie des prestations applicables en cas de maladie dans les mêmes taux et conditions.Il a cependant la possibilité de souscrire une assurance volontaire individuelle auprès de sa caisse primaire d'assurance maladie à l'aide du formulaire et de la notice suivants :Travailleur indépendant : demande d'admission à l'assurance volontaire individuelle AT/MPUrssafCaisse primaire d'assurance maladie (CPAM)cpamCaisse nationale d'assurance maladie (Cnam)4. Naissance ou adoption d'un enfantAu moment de la naissance ou de l'adoption d'un enfant, le professionnel libéral peut bénéficier de plusieurs prestations qui vont dépendre de la situation :En cas de maternité :La durée du congé maternité s'étend de 6 semaines avant la date présumée de l'accouchement à 10 semaines après l'accouchement. Au cours de cette période, des indemnités journalières de repos sont versées en cas d'arrêt pendant au moins 8 semaines. Lorsque 2 enfants sont précédemment nés, le congé maternité s'étend de 8 semaines avant la date présumée de l'accouchement à 18 semaines après l'accouchement.Une allocation forfaitaire de repos maternel d'une valeur égale au plafond mensuel de la sécurité sociale de l'année au cours de laquelle le premier versement a été fait est versée. Pour l'année 2026, il est égal à 4 005 €. Une première moitié est versée au début du congé maternité et la seconde moitié est versée au bout des 8 semaines de congé maternité minimum obligatoires. Lorsque l'accouchement a lieu avant la fin du 7e mois de grossesse, l'allocation est versée en une seule fois après l'accouchement.Lorsque le montant du RAAM au cours des 3 dernières années est inférieur à 4 582,00 €, le montant de l'allocation est égal à 10 % du plafond mensuel de la sécurité sociale. Pour l'année 2026, ce montant est égal à 400,50.Des indemnités journalières égales à 65,84 € sur toute la durée du congé maternité sont également versées. Ce montant est valable pour les indemnités journalières dont le versement a débuté en 2026. Les indemnités sont versées en cas d'arrêt de travail pendant au moins 8 semaines dont 6 après la naissance.En cas de paternité :L'entrepreneur individuel bénéficie d'un congé paternité de 25 jours maximum. En cas de naissances multiples, ce délai passe à 32 jours.Il bénéficie aussi d'une indemnité journalière égale à 65,84 € sur toute la durée du congé paternité. Ce montant est valable pour les indemnités journalières dont le versement a débuté en 2026. La durée minimale de versement de l'indemnité journalière est de 7 jours. La durée d'indemnisation peut être découpée en 3 périodes de congé (d'au moins 5 jours chacune) prises dans les 6 mois suivant la naissance de l'enfant.En cas d'adoption :Le professionnel libéral bénéficie d'un congé d'accueil de l'enfant de 25 jours maximum. En cas de naissances multiples, ce délai passe à 32 jours.Il bénéficie également d'une allocation forfaitaire de repos maternel d'une valeur égale au plafond mensuel de l'année au cours de laquelle le versement est fait. Pour l'année 2026, ce montant est égal à 4 005 €. L'allocation est versée en une seule fois à la date d'arrivée de l'enfant dans la famille.Il bénéficie aussi d'une indemnité journalière de repos égale à 65,84 € sur toute la durée du congé d'adoption.À savoirLe professionnel libéral doit payer des cotisations sociales depuis au moins 6 mois à la date présumée de l'accouchement ou de l'adoption pour pouvoir bénéficier de ces prestations.4. Congé supplémentaire de naissance :Un congé supplémentaire de naissance est ouvert, à partir du 1er juillet 2026. Il permet à chaque parent de bénéficier de 1 à 2 mois de congé indemnisé en plus des congés déjà existants (maternité, paternité et adoption).Chaque parent dispose de son propre congé, à condition de cesser son activité.Pendant ce congé, le travailleur indépendant peut percevoir des indemnités journalières supplémentaires de naissance, égales au montant maximum des indemnités journalières versées durant le congé maternité, le congé paternité ou le congé pour adoption (65,84 €), avec application d’un abattement.Il peut ainsi percevoir :70 % de ses indemnités journalières le premier mois du congé supplémentaire de naissance, soit 46,09 € bruts par jour.60 % le second mois, soit 39,50 € bruts par jour.À savoirPour bénéficier de ce congé, les travailleurs indépendants doivent être affiliés à la sécurité sociale depuis au moins 6 mois à la date de début du congé supplémentaire.Pour en savoir plus sur ce dispositif, consultez la fiche sur le Congé supplémentaire de naissance pour un travailleur indépendant.Assurance vieillesseLes cotisations d'assurance vieillesse versées par le professionnel libéral lui permettent d'obtenir une pension de retraite de base et une pension de retraite complémentaire au moment de la cessation de son activité. Il doit cependant remplir certaines conditions, notamment l'âge de cessation d'activité et le nombre de trimestre travaillés pour obtenir des pensions de retraite complètes.Pour connaître toutes les règles concernant la retraite d'un entrepreneur individuel, vous pouvez consulter la fiche dédiée.AttentionL'entrepreneur doit faire sa demande de retraite au moins 6 mois avant la date à laquelle il souhaite cesser son activité.Assurance invalidité-décèsLe professionnel libéral qui paie des cotisations d'invalidité-décès peut percevoir une pension en cas d'invalidité totale ou d'incapacité partielle au métier.Il doit cependant remplir les conditions suivantes :Il ne doit pas avoir atteint l'âge légal de départ à la retraite.Il doit avoir une capacité de travail ou de revenus réduite d'au moins 2/3.Il doit être assuré depuis au moins 12 mois.Il doit avoir suffisamment cotisé.L'invalidité ou l'incapacité doit être constatée par un médecin-conseil de la caisse primaire d'assurance maladie.La demande de pension d'invalidité dépend de la situation dans laquelle le professionnel libéral se trouve :S'il est en arrêt de travail : il n'y a aucune demande à faire, c'est le médecin conseil qui va déterminer s'il peut bénéficier d'une pension en fonction de son état de santé.S'il n'est pas en arrêt de travail : il doit faire une demande sur les conseils de son médecin traitant. Le médecin conseil de la caisse d'assurance maladie le convoquera ensuite pour étudier son état de santé.Le professionnel libéral peut faire sa demande de pension sur son compte améli.fr :Ameli en ligneCaisse nationale d'assurance maladie (Cnam)Connexion avec France Connect  ou avec le compte AmeliLe professionnel libéral est classé dans une catégorie par la caisse d'assurance maladie en fonction du type d'invalidité. La catégorie à laquelle il appartient détermine le montant de la pension invalidité à laquelle il a droit.Montant de la pension d'invalidité en fonction des diverses catégoriesCatégorie 1Catégorie 2Catégorie 3Taux applicable au RAAM des 10 meilleures années de du professionnel libéral30 %50 %50 % + majoration pour la prise en charge de la tierce personneLorsque sa demande de pension est acceptée, l'entrepreneur reçoit une réponse sous 2 mois avec un titre de pension, la date d'effet, la catégorie et le montant de la pension.En cas de refus, une notification est transmise à l'entrepreneur. Elle précise les raisons du refus et les voies de recours possibles.À savoirPour en savoir plus sur la pension d'invalidité, vous pouvez consulter le guide de la caisse d'assurance maladie dédié au sujet :Guide « je suis accompagné en cas d'invalidité »Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam)Allocations familialesLe professionnel libéral qui paie des cotisations d'allocations familiales peut accéder aux prestations familiales gérées par la caisse d'allocations familiales (Caf).En fonction de sa situation personnelle, il pourra prétendre à un certain nombre de prestations, telles que des aides au logement ou encore des compléments de revenus.Les demandes de prestations familiales sont à faire auprès de la Caf dont le professionnel libéral dépend :Caisse d'allocations familiales (Caf)cafCaisse nationale des allocations familiales (Cnaf)Formation professionnelleLe professionnel libéral qui paie des cotisations au titre de sa formation professionnelle bénéficie d'un droit à la formation professionnelle continue. Il peut faire valoir son droit à la formation et bénéficier de la prise en charge de ses demandes de formation auprès d'un fonds d'assurance formation ou d'un opérateur de compétences (Opco). Pour bénéficier de cette prise en charge, il doit être à jour du paiement de la contribution.Pour en savoir plus, consultez la fiche sur la formation professionnelle des travailleurs indépendants.À savoirL'entrepreneur ne peut pas bénéficier de la prise en charge de sa formation s'il n'a pas déclaré de chiffre d'affaires pendant les 12 mois consécutifs qui précèdent le dépôt de sa demande de prise en charge.Contribution sociale généralisée (CSG) et contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS)La CSG et la CRDS sont des impôts, payés par le professionnel libéral. Ils ne lui permettent pas de bénéficier directement de prestations contrairement aux autres cotisations et contributions sociales.La CSG est une contribution permanente qui participe au financement de la sécurité sociale.La CRDS, quant à elle, est une contribution temporaire ayant pour but de rembourser la dette de la sécurité sociale. Cette dernière a en effet vocation à disparaître une fois la dette sociale remboursée.

Voir la fiche complète sur service-public.gouv.fr